Austin Psych Fest – Levitation France : Discussion avec le chanteur des Dead Skeletons, Jón Sæmundur Auderson

L’ambiance est électrique, mais principalement éclectique. Des personnalités particulières, sombre ou sobre, des chapeaux, des grandes vestes noires, des foulards et des boots. Talons mexicains, Wincklepicker ou Chelsea, bottes de biker et perfecto. Les lampadaires éclairent assez mal ce rendez vous du rock psychédélique en France. 

L’ambiance générale : univers onirique

 

Convergence d’un état d’esprit, vibrations univoques pour un regard à croiser, à apprivoiser. Le chanteur des Dead Skelettons était parmi nous, au milieu de la masse groupée pour lui. Il fallait vivre l’expérience des deux côtés, indéniablement. Finalement on y est, on touche au but, surprise savoureuse, on l’interpelle. C’est dans un anglais enivré et hésitant sur la première question se pose. Assez impressionné par l’homme, cheveux long et vêtu de noir, plusieurs colliers et bracelets, tatoué aux bras, la réponse est finalement sympathique et plutôt claire.

L’interview

On The Wall : Que pensez vous du public français ?
Jón Sæmundur Auderson : J’ai déjà été à Paris mais c’est la première fois que je joue en France ce soir, donc jusque là je ne sais pas encore.
OTW : Et les Black Angels ?
JSA : Ils sont bons (blanc)
OTW : As tu apporté avec toi le crâne de moine tibétain ?
JSA : Nan nan je l’ai pas amené mais tu pourras voir en vidéo deux autres crânes. Ouais c’est cool ça
OTW : Et vis à vis de la musique, la composes-tu en voyant l’image ou alors composes-tu la vidéo en fonction de la musique ?
JSA : Généralement c’est la musique qui vient avant, mais parfois j’imagine les deux en simultanée, ça se rejoint de temps en temps
OTW : On peut se prendre en photo ?
 JSA : Bien sûr aucun problème !

Le concert

Le concert commence vers minuit, et nous sommes au devant de la scène. On assiste à l’installation méthodique et rigoureuse, une vraie méthode pour plonger dans le psychédélisme. Notre iconique chanteur arrive et pose sa malle, celle avec l’écran. Il prépare aussi une étrange mixture, ce n’est qu’après coup que nous réalisons que c’est de la peinture. La fosse se remplie, l’atmosphère étrange est à son comble. Ils arrivent, et Jón place trois barrettes d’encens de chaque côté de sa malle où l’écran diffuse sans cesse tête de mort et cette phrase  » he who fears death cannot enjoy life  » autrement dit  » celui qui a peur de la mort ne peut aimer la vie « . Le concert commence, quelques échos de mantras tibétain derrière les rythmes constants des guitares, de la batterie et de la basse. C’est une transe musicale qui débute dans cette salle sombre. Les sons se diffusent comme l’odeur de l’encens de la salle chauffée à blanc par ces charismatiques musiciens.

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