London Grammar : album review

Le trio

London Grammar est un trio formé initialement par Dan Rothman et Hannah Reid, rencontre fortuite grâce à la photo de profil de Reid à Nottingham. C’est le multi-instrumentaliste Dot Major qui terminera la formation. C’est le premier single « Hey Now », posté sur Internet, qui a permis de faire lumière sur ce jeune groupe dorénavant très attendu. 800 000 vues de décembre 2012 au 14 juillet 2013, et un EP « Metal And Dust » en février 2013, le lancement du groupe est fait : Top 5 sur le iTunes australien. Désormais, nous attendons avec impatience ce lundi 9 septembre, pour pouvoir acheter cet album dont on n’est pas prêt de se lasser, intitulé If You Wait. Espérons qu’elle en vaut la peine.

Aujourd’hui les Inrocks nous permettent l’écoute en avant-première de l’album tant attendu de London Grammar. Ce jeune groupe encore peu connu est d’une promesse incroyable. Hannah Reid nous propose des chansons d’une profondeur intense, de par sa voix sensuelle et magnétique dans la même lignée que Lana Del Rey, ou même Sophie Tith.

 

L’album débute par Hey Now, et dès lors la voix suave et tendre nous transperce, nous transporte et nous transmet de fortes émotions. Par des textes mélancoliques et romantiques, c’est une atmosphère presque lugubre mais enivrante, sûrement par le timbre de la voix et les instruments, et c’est comme une drogue, on écoute et on aime.

La mélancolique guitare, la voix qui monte agréablement dans une sorte de déchirement lyrique, de surprenantes paroles plaintives, on aime à se plaindre ce trio.

« Hey now, letters burning by my bed for you

Hey now, I can feel my instincts here for you, hey now

By my bed for you, hey now, hey now »

Stay Awake est une chanson plus rythmée, plus présente par sa batterie minutieuse. C’est avec grâce que l’album se rythme, l’élégance toujours incroyable de la voix d’Hannah Reid continue son voyage au fil des chansons. L’enchaînement plutôt pop avec Shyer, où l’on se rend compte que la blonde charismatique est finalement aussi humaine que quiconque, bien qu’elle soit à la tête du groupe de par son «poste» de chanteuse, c’est une plongée dans les tréfonds de son coeur fragile, comme le timbre de sa voix, qui nous envoûte autour d’une mélodie lancinante, des choeurs qui rythme doucement, à l’instar de la batterie, cette chanson pleine d’émotion.

 

Wasting My Young Years, déjà écouté grâce à Metal And Dust EP, est à propos de son ex petit-ami, et elle confesse que les textes sont à propos des personnes qui entrent et sortent de sa vie. La musique relate avec émotion et affecte ce va-et-vient constant qu’est la vie. On se plonge dans l’univers anglais, on se voit la nuit seul dévalé les rues sombres par un léger brouillard, sous la pénombre des lampadaires.

Sights est une chanson pleine d’images. On nous fait part des peurs internes de la chanteuse, autour d’un thème sombre, lugubre et angoissant. Questionnement sur l’existence, l’essence de la vie et de l’homme, on reste sans voix, interdit, face à la pureté des chants, des instruments discrets, basée sur une composition musicale similaire à Adele ou encore Lana, même si Hannah chante sans Auto-Tune pour notre plus grand bonheur ..! Strong quant à elle, débute calmement, rien de puissant dans l’introduction de cette chanson. Est-ce pour ainsi montrer qu’il faut être fort face à la faiblesse de l’homme ? La construction tranquille laisse place à une voix puissante, imposante, et présente tout au long de la chanson. C’est la sublimation des subtilités de sa voix complexe, les apparences révélant finalement l’intériorité, les tripes, le coeur.

Nightcall, titre évocateur aujourd’hui après le succès de Kavinsky. Et que dire ! La reprise est tout aussi profonde que sa grande soeur, et on retrouve vraiment cet appel à déambuler, toujours dans l’ambiance sombre et londonienne.  Après trouvons un point négatif, c’est malgré tout du vu et revu, une autre chanson aurait été plus salué. On trouve le même rythme par ailleurs, et la reprise reste peut être trop proche de l’originale. La voix reste la même, aussi belle, et la mélodie se retrouve parfaitement, entre l’ambiance de la chanson originale, et celle de l’album que nous propose ici London Grammar. Metal And Dust, déjà connu grâce à l’EP, nous enchante toujours. On sent le paradoxe du titre dans cette chanson, entre la voix pop, appuyé par une batterie du même genre, et les pauses savamment orchestrées par un silence comblée de musique. Le paroxysme paradoxal se retrouve dans ces va-et-vient, entre fermeté et douceur, présence massive et légèreté pailleté.

Pour le reste des autres chansons, et afin de vous faire vous même votre propre idée sur ce trio magique, poursuivez en cliquant sur le lien suivant :

Album en avant première

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