The Jim Jones Revue : Garage Rockabilly

The Jim Jones Revue, groupe de rock londonien du très charismatique Jim Jones. Jusque là rien de complexe, rien de bien savant.

Ce groupe de rock’n’roll influencé garage rock, blues et rockabilly se forme autour de 2007. A l’origine, Jim Jones avait son groupe, et un beau jour il rencontre son guitariste Rupert Orton. S’ensuit alors quelques concerts à Londres, et les autres membres arrivent : Elliot Mortimer au piano puis Gavin Jay à la basse. Nick Jones est le dernier arrivé : le batteur.

2008 : un an après, The Jim Jones Revue

Cette année là, un album sort : The Jim Jones Revue sort l’album éponyme le plus rock que l’histoire moderne ait pu entendre jusque-là. Sérieusement, on retourne aux early 70’s, entre Led Zepplin et les Rolling Stones. C’est un peu comme si Elvis sortait de l’au-delà pour prendre possession du corps de Jim Jones. Une voix charismatique qui sature tant la puissance est de mise, le pianiste tient le rythme effréné jusqu’au bout du disque, tout comme de ses concerts, par une magie incroyable. Quant à lui, Rupert Orton nous balance des power chords et des slides à la suite sans aucun problème, on ne sait par quel miracle ; tandis que Gavin Jay claque une basse assez heavy qui donne un genre nouveau au groupe. Précision : enregistrement en 48H : prouesse.

Premier album

The Jim Jones Revue contient deux beaux succès, le premier est également la première chanson de l’album : Princess & The Frog. Démarrant par un piano tonitruant, c’est à merveille qu’il se mêle au reste du groupe pour enfin laisser place à la voix extraordinairement rock’n’roll de Jim Jones.

Le deuxième titre s’intitule Rock n Roll Psychosis et le titre est sans équivoque. La batterie laisse place au piano qui directement nous transporte dans un univers de bars glauque au pianiste fou, un whisky à la main et le poker qui bat son plein. Jim Jones encore avec sa voix démesurément charismatique se lie à Rupert Orton et sa guitare cinglante, crispante et overdrivée, capable de passer du tout au tout avec une facilité déconcertante.

Enfin, pour l’aspect blues rock des Jim Jones Revue, celle-ci illustre dans ses grandes lignes l’influence de Jerry Lee Lewis que l’on peut entendre parfois au piano et à la guitare. Par ailleurs, c’est aussi une bonne manière de découvrir le charisme incroyable de chacun des membres du groupe en concert. Finalement, ne serait-ce-t-il pas du rock’n’roll influencé blues boosté à 200 bpm ?

2009 : l’année où tout s’accélère

Les Jim Jones Revue font la tournée anglaise de Chuck Berry, la première partie des Wampas à Rouen au Club 106, ils jouent aussi aux Vieilles Charrues et à la Garden Nef Party, Le Rock dans tout ses états, Garorock, Rock en Seine finit par les accueillir. Jim Jones confesse : « C’est de la France que le buzz a démarré. Depuis que nous avons joué ici pour la première fois, notre carrière connaît une ascension fulgurante. Partout où nous passons il y a beaucoup de monde. Je trouve que les gens connaissent vraiment bien la musique dans ce pays, ils la comprennent immédiatement et en ont une idée exacte. Il y a une grande histoire entre ce pays et le Rock’n’roll. Ils n’en connaissent pas que les origines… »

C’est ainsi que la carrière se lance, et qu’en 2010 leur deuxième disque sort : Burning Your House Down

Deuxième album

On garde la même veine musicale, très rétro qui détonne dans le paysage rock actuel. En bref, pas de changement majeur quant à la sonorité du groupe dans l’ensemble, et pour preuve le titre Elemental :

Le piano tient toujours un rythme hors pairs, le guitariste garde ses influences rock’n’roll blues parfois presque punk, tandis que la voix de Jim Jones reste puissante, rauque et rock. La basse tient d’ailleurs toujours son rôle percutant et heavy apportant une profondeur au son parfois très cristallin de Rupert Orton et d’Elliot Mortimer.

Toujours blues, toujours la dominante du piano dont on ne se lasse pas, mais peut être quelque peu assagi (pas réellement en live) : Shoot First est un titre plutôt calme, où l’on profite de chaque instrument séparément pour ensuite qu’ils se mêlent les uns aux autres savamment. La guitare prouve ses idoles : Chuck Berry, Jerry Lee Lewis, le pianiste nous fait part de sa passion pour Little Richard, le chanteur nous parle des Stooges ou The Sonics.

L’univers des Jim Jones Revue est infaillible :

2012 : troisième opus, évolution musicale

Dernier album

Évolution musicale relative, tout le monde connaît le dicton  » on ne change pas une équipe qui gagne « .

Cependant dès la pochette on peut noter un certain calme apparent d’emblée.

La guitare est probablement plus audible vis-à-vis du piano qui garde sa place maîtresse mais peut être de façon plus dosée.

La voix est toujours la même, que dire ? C’est toujours cette puissance innée qui part du fond du coeur pour toucher le public et l’auditeur insatiable.

Le piano tient encore et toujours le rythme endiablé, avec la constante grave et la tête aiguë qui nous emmène dans tous les saloons du far west !

La basse nous préserve dans une profondeur complexe, et finalement simple mais envoûtante.

On ne parle pas assez des batteurs, mais ici c’est clairement lui qui impose le rythme de la chanson, ce qui est normal puisque c’est le batteur, mais ici c’est lui qui permet les variations, et qui dirige comme Thatcher les axes de chaque instrument. Il joue de telle sorte que l’on puisse jouer deux fois plus vite ou comme lui, voire même en contre-temps, ou encore plus lentement ? Comme dire ? C’est un rythme classique qui permet de jouer les autres instruments à différents rythmes sans trop de problème de vitesse incompatible. Vous allez voir :

Et une dernière pour la route :

Le rythme s’est tout de même calmé en 2012, c’est une musique plus perfectionnée, moins one shot peut être que le premier album, et clairement plus recherchée. Les influences sont moins sous-tendues, et cela renforce la puissance de chaque note.

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